Vin - Par couleurs

La robe du vin à déguster avec les yeux !

Rubis, jaune or, saumoné, limpide, chatoyante, lumineuse, profonde, pourpre, grenat, d’une riche intensité…Nombreux sont les mots, les adjectifs, les couleurs que l’on attribut au vin, rien qu’à le regarder.

La première rencontre avec un vin, c’est souvent est avec sa robe. La robe du vin c’est à la fois la couleur du vin, mais aussi plus largement, ce que l’on perçoit visuellement de sa transparence, son intensité, sa limpidité.

Que nous disent les couleurs, que nous dévoile la robe d’un vin ?

Mettez votre manteau on vous emmène en dégustation pour tout vous dire sur la couleur des vins.

Quand on regarde la robe d’un vin, on regarde quoi exactement ?

Le vin coule, il passe de la bouteille à votre verre, et là c’est les premiers émois. On peut être séduit, interpelé par la robe d’un vin.

D’abord on voit une couleur. Ce qui est un bon indicateur déjà, pour savoir si on boit un vin rouge, un vin blanc ou un vin rosé, ou même un vin orange, d’ailleurs.

Pour les vins blancs la gamme de couleur de vin va de jaune vert à roux, en passant par jaune paille ou ambré, entre autre.

Pour les vins rosés, on se balade de groseille à corail, en passant par rose, saumon et même pelure d’oignon. Et enfin pour les vins rouges, on démarre par framboise pour finir par tuilé ou quasi noir, en passant par rubis, violet ou grenat.

On cherche ensuite dans la robe du vin des éléments comme sa limpidité, est ce que le vin est limpide, sans aspérité, sans résidus organiques ? Est-ce le vin est trouble ?

Les sommeliers, professionnels et amateurs regarderont l’intensité de la couleur du vin, et sa transparence du vin dans le verre aussi.

Une fois qu’on a vu cela, quelles informations la robe du vin nous donne t-elle sur le vin ?

La couleur du vin donne aux amateurs et aux amatrices plusieurs informations sur le vin qu’ils s’apprêtent à déguster.

D’abord cela nous donne une orientation sur l’âge du vin, son millésime et son évolution surtout. Est-il dans sa prime jeunesse, ou sa couleur tire t-elle sur des notes qui annoncent un certain âge ?

Un vin blanc, jaune pale aux reflets vers ou argentés est assurément un vin très jeune, comme l’indice d’une couleur violette pour les vins rouges.

A contrario, un vin jaune or aux reflets cuivrés sera l’apanage d’un vin très évolué, comme les prémices des reflets orange fauve pour la version vin rouge.

Les plus grands sommeliers, sommelières, amateurs et amatrices, dégustateurs de haut vol, peuvent déceler parfois rien qu’à regarder la couleur d’un vin, son cépage.

Un vin d’un rouge rubis lumineux pourrait être un pinot noir de Bourgogne. Un jaune cristallin, presque transparent, pourrait-être un sauvignon blanc de Pouilly-fumé. Un vin rouge dense et violine, pourrait être une syrah de Côte-Rotie. Mais là il faut être très fort.

La limpidité d’un vin nous donne des informations sur l’état sanitaire, mais aussi nous donne un indice sur certaines interventions ou non, qui auraient été faites au cours de la vinification. Le vin à t’il subit un collage ? un filtrage ?…

L’intensité et la transparence peuvent quant à elles, orienter les dégustateurs sur un cépage, une région vinicole.

Si l’intensité et la couleur du vin sont profonde, il s’agira peut-être d’un cépage à fort capacité colorante, un cépage qui libère beaucoup d’anthocyanes (molécule colorante des vins rouges), comme le grenache, la syrah, le tannât.

Si le vin est très pale, il y a de forte chance que ce soit issu d’un terroir septentrional. Les vins du nord (rapport au climat) sont plus clairs que ceux du sud, c’est comme le bronzage entre un Lillois et un montpelliérain 😉 Les différences sont notables.

Mais croyez nous, trouver l’origine d’un vin rien qu’à le regarder c’est mission impossible, à moins d’un gros gros coup de chance.

Et les fameuses larmes du vin alors ?

Les commentaires de dégustation sur les larmes du vin sont amusantes, car tout le monde y va de son avis, sans jamais très bien savoir expliquer le pourquoi du comment.

On nous dit à droite que c’est l’alcool du vin. Mais alors pourquoi deux vins à 13° par exemples, ne produisent pas les mêmes larmes ?

On nous répond à gauche que c’est le sucre. Mais alors pourquoi les larmes de certains vins rouges secs ont-ils autant le larmes qu’un vin liquoreux ?

C’est un mystère ? Non c’est juste lié à autre chose.

Alors on lève le voile sur le mystère des larmes du vin.

Cette jolie matière qu’est le vin et qui glisse le long de la paroi du verre lorsqu’on l’agite, et qui évolue de façons très différentes d’un vin à l’autre, indique le taux de glycérol d’un vin.

Le glycérol est un des deux alcools présents dans le vin, l’autre étant l’éthanol (celui dont le degré est indiqué sur les étiquettes), présent en plus grande quantité que le glycérol.

Le glycérol est l’alcool qui confère au vin de la matière, de la viscosité, de l’onctuosité et préserve du dessèchement.

Donc vous l’aurez compris, plus le taux de glycérol est élevé, plus le vin à de la viscosité, et donc plus ses larmes s’écoulent lentement et de façon plus ou moins épaisse.

A l’analyse visuelle, si les larmes sont denses, cela peut nous faire dire que le vin aura une matière riche en bouche.

Maintenant que vous en savez un peu plus sur la robe du vin, on vous invite à faire un tour sur notre sélection de vin blanc, rouge ou rosé, pour pouvoir briller à vos prochaines dégustations.